Des lois agronomiques à l’enquête agroécologique. Esquisse d’une épistémologie de la variation dans les agroécosystèmes
Cet article propose une analyse des différences épistémologiques infrastructurelles entre l’agronomie conventionnelle et les agroécologies, plus particulièrement dans leurs modes d’administration des variations, c’est-à-dire des dynamiques écologiques, évolutives et comportementales du vivant. À tra...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Tracés
2017
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article propose une analyse des différences épistémologiques infrastructurelles entre l’agronomie conventionnelle et les agroécologies, plus particulièrement dans leurs modes d’administration des variations, c’est-à-dire des dynamiques écologiques, évolutives et comportementales du vivant. À travers une synthèse des conditions historiques de l’émergence en France des sciences agronomiques, ce travail tente d’isoler plus précisément les postulats et les protocoles qui ont abouti à l’institutionnalisation d’une forme particulière de science agronomique comme modèle dominant. Nous examinerons également comment cette structuration historique autour d’un paradigme nomologico-prescriptif constitue la condition de possibilité d’une alliance objective entre cette agronomie et l’industrie. En parallèle de ce modèle dominant, cet article fait l’hypothèse que la forme d’enquête écologique historique et située autour de laquelle se structurent les différentes approches agroécologiques, et en particulier la permaculture, semble mieux à même d’informer des pratiques agricoles renouvelées, répondant conjointement à l’érosion politique et scientifique du modèle agronomique dominant et à la crise écologique systémique dont il est en partie responsable. |
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