L’éducation populaire comme art du possible ? L’émancipation intellectuelle dans les misiones vénézuéliennes
À travers l’observation ethnographique d’un dispositif éducatif en situation d’exclusion sociale, les misiones (missions) au Venezuela d’Hugo Chávez, cet article propose quelques pistes analytiques pour relier une sociologie de l’éducation et une sociologie de l’émancipation. Piliers de l’éducation...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Tracés
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À travers l’observation ethnographique d’un dispositif éducatif en situation d’exclusion sociale, les misiones (missions) au Venezuela d’Hugo Chávez, cet article propose quelques pistes analytiques pour relier une sociologie de l’éducation et une sociologie de l’émancipation. Piliers de l’éducation révolutionnaire du peuple du nouveau gouvernement bolivarien, les misiones, s’adressant en priorité à la génération exclue de la démocratisation de l’enseignement (1950-1970), s’inscrivent dans la tradition de l’educación popular latino-américaine. Si les résultats de cette « école du peuple » en termes d’intégration scolaire des classes populaires sont mitigés ou en tout cas difficilement appréciables, il ressort une forte impression d’émancipation de la part des participants dans les barrios, laquelle entretient cependant relativement peu de liens avec les savoirs délivrés ou les apprentissages scolaires. C’est à partir de trois dynamiques d’émancipation que l’on peut aborder la naissance d’un sujet populaire à partir de l’éducation : création d’un espace d’interconnaissance à partir de la salle de classe tout d’abord, mais aussi dialectique de liberté et invention de soi permises par la spécificité du moment scolaire. |
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