Personnaliser les parcours scolaires des élèves, un facteur d’émancipation ? Lectures et pratiques enseignantes divergentes
Depuis les années 1960 et les premiers pas de l’unification du système scolaire, une logique d’adaptation pédagogique a nourri plusieurs réformes visant à gérer l’hétérogénéité des élèves. Affichée comme une « révolution de la personnalisation » par le ministre de l’Éducation Luc Chatel, la réforme...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Tracés
2013
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Depuis les années 1960 et les premiers pas de l’unification du système scolaire, une logique d’adaptation pédagogique a nourri plusieurs réformes visant à gérer l’hétérogénéité des élèves. Affichée comme une « révolution de la personnalisation » par le ministre de l’Éducation Luc Chatel, la réforme des lycées de 2010 s’inscrit dans ce processus, à travers notamment la mise en place du dispositif d’accompagnement personnalisé. Une enquête ethnographique sur la réception de cette injonction à la personnalisation met en évidence un clivage chez les enseignants. Pour certains, la personnalisation est une source d’épanouissement et d’émancipation individuelle vis-à-vis du carcan scolaire. Pour d’autres, personnaliser les parcours scolaires génère des inégalités qui compromettent l’émancipation par rapport à la reproduction sociale. Enfin, l’articulation des représentations et des pratiques face à la réforme révèle une multiplicité des logiques d’action susceptible de fragmenter le corps enseignant. |
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