État d’exception et dictature
On a récemment assisté à la réapparition dans le champ des études juridiques et politiques de la théorie de la dictature constitutionnelle. Selon certains auteurs, ce paradigme est particulièrement adéquat pour l’explicitation des mesures adoptées par les démocraties contemporaines dans le cadre de...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Tracés
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | On a récemment assisté à la réapparition dans le champ des études juridiques et politiques de la théorie de la dictature constitutionnelle. Selon certains auteurs, ce paradigme est particulièrement adéquat pour l’explicitation des mesures adoptées par les démocraties contemporaines dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Cet article se propose d’envisager un certain nombre de présupposés de ce paradigme, en particulier la référence à la dictature romaine et la démarche critériologique visant à différencier la dictature constitutionnelle de l’inconstitutionnelle. En réalité, la dictature romaine est une référence à maints égards trompeuse, fort éloignée des figures modernes de l’état d’exception ; et à supposer que l’on puisse élaborer, à partir de la considération d’un type idéalisé de dictature romaine, un paradigme cohérent de l’état d’exception moderne, il apparaît que ce paradigme n’est plus adéquat pour expliquer les évolutions politiques et constitutionnelles récentes. |
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