Les « princes de la Manche » : des États royaux dans l’Europe de l’âge du Bronze ?
Les sociétés du Bronze ancien de part et d’autre de la Manche sont bien connues grâce aux nombreuses sépultures monumentales sous tumulus disséminées dans le nord-ouest de la France et le sud de l’Angleterre. Dans une perspective néo-évolutionniste, elles sont classiquement rangées parmi les cheffer...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Prif Awduron: | , , |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Tracés
2024
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les sociétés du Bronze ancien de part et d’autre de la Manche sont bien connues grâce aux nombreuses sépultures monumentales sous tumulus disséminées dans le nord-ouest de la France et le sud de l’Angleterre. Dans une perspective néo-évolutionniste, elles sont classiquement rangées parmi les chefferies du fait de la présence de tombes « princières ». Les données sociales et territoriales suggèrent l’existence d’une série d’entités politiques circonscrites dans l’espace (160 à 2 000 km²). Celles-ci semblent fonder leurs richesses sur le contrôle de la production des ressources vivrières, du sel et des minerais, ainsi que de leurs échanges. Ces faits et les interprétations que l’on peut légitimement en tirer (hiérarchie marquée, division en classes, propriété fundiaire, monopole de la violence symbolique, souveraineté du territoire, contrôle du religieux) suggèrent que ces sociétés du Bronze ancien pourraient tout à fait correspondre à des sociétés royales ; et, par conséquent, à une première forme d’« État ». |
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