La notion de pertinence au défi des effets émotionnels

Dans cet article, nous proposons d’intégrer les effets émotionnels (à la suite de Wharton, 2003), à savoir l’expressivité, donc les aspects affectifs de la communication linguistique, dans une conception pragmatique cognitive générale, en l’occurrence la Théorie de la pertinence de Sperber & Wil...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/tipa,
Autori principali: de Saussure, Louis, Wharton, Tim
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: TIPA. Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans cet article, nous proposons d’intégrer les effets émotionnels (à la suite de Wharton, 2003), à savoir l’expressivité, donc les aspects affectifs de la communication linguistique, dans une conception pragmatique cognitive générale, en l’occurrence la Théorie de la pertinence de Sperber & Wilson (1986/95). Nous partons du constat que cette dimension cruciale de la communication linguistique a été pratiquement entièrement laissée de côté par le courant formel et propositionnaliste en sémantique et pragmatique. En nous appuyant sur quelques cas empiriques, et notamment sur celui d’un « malentendu » émotionnel, nous proposons de lier ces effets à la notion d’ineffabilité descriptive. Nous défendons l’idée que les effets émotionnels permettent de dépasser les limitations de la communication propositionnelle et interagit étroitement avec elle ; nous proposons d’envisager ces effets comme atteignant leur pertinence par leur résonnance expérientielle, à savoir leur capacité d’évoquer des émotions similaires par l’accès à des traces mémorielles ou par l’imagination, ce qui ouvre à une forme particulière de créativité langagière.