Correspondances morphologiques entre le français et la langue des signes française :

Dans le cadre de la problématique de l’apprentissage de la lecture par des enfants sourds, nous proposons d’étudier la nature des relations morphologiques lexicales entre la Langue des Signes Français (LSF) et le français écrit au travers d’une étude linguistique comparative de 62 familles morpholog...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/tipa,
Autors principals: Girette, Alienor, Giraudo, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: TIPA. Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage 2018
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Dans le cadre de la problématique de l’apprentissage de la lecture par des enfants sourds, nous proposons d’étudier la nature des relations morphologiques lexicales entre la Langue des Signes Français (LSF) et le français écrit au travers d’une étude linguistique comparative de 62 familles morphologiques portant sur les différences et les similarités structurelles et distributionnelles des mots de ces deux langues. La construction d’un tel corpus nécessite d’une part la sélection des familles morphologiques les plus représentatives du français (notamment en termes de fréquences d’usage et de familiarité pour les enfants de CP-CE1), l’analyse de leurs propriétés distributionnelles et structurelles (i. e. taille de la famille, fréquences cumulées, nature morphologique des membres et nature de leurs relations paradigmatiques) et d’autre part, l’analyse de la structure morphologique de leurs correspondants en LSF parmi lesquels on peut distinguer une part importante de mots composés mais également de mots que l’on peut considérer comme dérivés (e. g. Aronoff et al., 2005). L’hypothèse que nous formulons à l’égard de la comparaison des différentes caractéristiques de ces deux langues en contact chez l’apprenti lecteur sourd, est liée à la notion de conscience morphologique (selon Carlisle, 1995). Le corpus présenté se donne pour objectif de constituer une base de données pour l’étude de la conscience morphologique chez ces apprentis lecteurs particuliers qui ne disposent pas – ou dans une très faible proportion – d’accès à la conscience phonologique (e. g. Izzo, 2002).