La gouvernance discutable de l’UITLe projet Africa ONE comme exemple
Le manque d’infrastructures handicape cruellement le développement de l’Afrique. Pour ce qui concerne les télécommunications, des progrès notables ont été enregistrés dans les années 1970-1990 sous l’égide de l’UIT. Mais le dogme néolibéral que l’UIT a endossé dès 1990 a changé complètement le parad...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ticetsociete, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Tic & société
2012
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le manque d’infrastructures handicape cruellement le développement de l’Afrique. Pour ce qui concerne les télécommunications, des progrès notables ont été enregistrés dans les années 1970-1990 sous l’égide de l’UIT. Mais le dogme néolibéral que l’UIT a endossé dès 1990 a changé complètement le paradigme du développement des réseaux. Le projet Africa ONE en a été une première illustration, et a clairement montré la dérive de l’UIT. Dix ans de sa gestion chaotique du projet ont entraîné un échec lamentable. La conséquence la plus importante a été le gel des autres projets en cours de réseaux satellitaires et terrestres. L’approche néolibérale que l’UIT a imposé à ses États membres a conduit à une déréglementation à tout va, sans étude préalable d’impact. La « loi du marché » voit les côtes africaines envahies de câbles sous-marins, déployés de manière anarchique et sans vision de réseau. Les réseaux terrestres suivent la même loi : la concurrence fait surgir une multiplicité d’artères sur les segments rentables. Ces investissements inconsidérés engloutissent des milliards d’euros avec le soutien des institutions internationales de financement du « développement ». Pour mettre fin à cette dérive de l’UIT initiée par Africa ONE, l’auteur conclut en appelant à un recentrage des activités et de la stratégie de cette agence onusienne sur ses principes fondamentaux, et notamment à son implication plus efficace dans le déploiement des réseaux dans les pays en développement. Enfin, l’UIT devra s’ouvrir à la société civile, garante de la nécessaire transparence dans sa future gouvernance. |
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