Faire marcher les hommes et les images

La marche de l'homme est-elle un objet anthropologique ? On aborde cette question par le biais d'une étude historique qui porte sur les physiologies du mouvement du début du xixe siècle. Bien que la Théorie de la démarche de Balzac semble au premier regard préfigurer la tentative de Mauss...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
Glavni avtor: Mayer, Andreas
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Terrain 2010
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Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:La marche de l'homme est-elle un objet anthropologique ? On aborde cette question par le biais d'une étude historique qui porte sur les physiologies du mouvement du début du xixe siècle. Bien que la Théorie de la démarche de Balzac semble au premier regard préfigurer la tentative de Mauss de faire de la marche un véritable objet anthropologique, faisant partie des « techniques du corps », on trouvera les sources de l'anthropologue plutôt chez les physiologies expérimentales qui surgissent au même moment. Pour Balzac, une science du mouvement naturel est impossible, car son objet est toujours marqué par la société. La solution que les savants proposent est purement technique : la nature du corps en mouvement apparaîtra enfin, mais seulement à l’aide d’artifices. Ainsi se manifeste un paradoxe qui caractérise le projet de libération du « corps naturel » au xixe siècle : l'accès à l'état naturel du corps nécessite un travail méticuleux et incessant de mesure et de contrôle de ses mouvements qui se fera à l'aide des laboratoires et des machines.