Le cadavre en substance : perte d’odeurs et principe vital
Nous appelons « cadavre » la matière organique constitutive d’un individu décédé, telle qu’elle se donne à voir, à sentir ou à toucher, ou telle que nous l’imaginons quand le cadavre est absent ou disparu. En explorant les pratiques et représentations induites par la substance même du cadavre, cet...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Techniques & culture
2014
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Nous appelons « cadavre » la matière organique constitutive d’un individu décédé, telle qu’elle se donne à voir, à sentir ou à toucher, ou telle que nous l’imaginons quand le cadavre est absent ou disparu. En explorant les pratiques et représentations induites par la substance même du cadavre, cet article s’attache aux effets cognitifs et culturels de cette matière. Après avoir balisé théoriquement l’analyse dans la première partie du texte – théorie de la cognition incarnée et anthropologie des substances -, je rappelle dans la partie suivante que notre espèce a toujours entretenu une familiarité étroite avec le cadavre et sa transformation en charogne. Je soutiens ensuite que cette présence massive de la substance cadavérique dans la très longue durée a induit des représentations diverses, dont certaines très abstraites. Une de ces représentations est celle de principe vital, la perte ou la transformation de la substance du cadavre étant perçue comme la dissipation de ce principe. Dans la troisième et dernière partie, je défends l’idée d’un lien entre la décomposition du corps, la perte d’odeurs et la dissipation du principe vital, thèse que j’étaye par des données ethnographiques recueillies dans la région de Nice. Je conclus par quelques considérations relatives à la pensée dualiste. |
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