Martine aux archives : appréhender l'auctorialité sérielle dans les archives Casterman
La série Martine de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier fait l’objet d’un désintérêt critique frappant par rapport à l’immensité de son succès commercial. Produits industriellement dans le contexte d’une massification de l’album pour jeunes enfants, ces albums sériels témoignent de la modernité techn...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/strenae, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Strenae
2023
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La série Martine de Gilbert Delahaye et Marcel Marlier fait l’objet d’un désintérêt critique frappant par rapport à l’immensité de son succès commercial. Produits industriellement dans le contexte d’une massification de l’album pour jeunes enfants, ces albums sériels témoignent de la modernité technique de Casterman, à qui ils offrent une manne considérable. Les archives Casterman, déposées aux Archives de l’État à Tournai, offrent une entrée fascinante dans la fabrique de l’album sériel. Les statistiques de vente de la maison Casterman et le dossier auteur de Marcel Marlier permettent ainsi de suivre l’affirmation progressive et paradoxale d’une auteurisation dans le cadre d’une collection de masse. En tant qu’illustrateur d’albums produits en masse, Marlier se voit doublement minorisé – et largement méprisé au sein même de l’entreprise Casterman, dont il fait pourtant la fortune. Rémunéré au forfait, Marlier passe progressivement au droit d’auteur ; le succès considérable de l’univers visuel qu’il crée avec Martine finit, par effet de contamination, par faire école dans le reste de la collection « Farandole ». L’énonciation éditoriale se voit peu à peu concurrencée par l’affirmation inattendue d’une auctorialité visuelle. |
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