« Il est impossible de souffrir plu lontems les ordures qui se font au presbitaire. » La paroisse entre tolérance et condamnation de la sexualité des gens d’Église (xvie-xviiie siècle)
Au regard des règles ecclésiastiques, depuis le Moyen Âge central, les prêtres sont censés ne pas avoir de vie sexuelle. Mais 451 procédures criminelles menées devant plusieurs officialités de France du Nord à l’époque moderne prouvent le contraire. Au travers de ces sources et en dépit de leur form...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Source(s)
2025
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au regard des règles ecclésiastiques, depuis le Moyen Âge central, les prêtres sont censés ne pas avoir de vie sexuelle. Mais 451 procédures criminelles menées devant plusieurs officialités de France du Nord à l’époque moderne prouvent le contraire. Au travers de ces sources et en dépit de leur formatage, il est possible de saisir les représentations que les fidèles se faisaient de l’inconduite sexuelle des desservants. Les dépositions des témoins trahissent l’indifférence ou l’indulgence des fidèles à l’égard des prêtres concubinaires qui partagent leur quotidien. Le faible nombre d’actions collectives devant la justice traduit l’existence d’une régulation menée à l’intérieur même de la communauté paroissiale. Les rares cas de plaintes résultent d’une accumulation de griefs et d’un sentiment de mise en danger du groupe. Le discours des fidèles se conforme alors aux attendus de l’Église tridentine. |
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