De la liminalité de la grosseur : stratégies spectaculaires et identité de gros
Cet article vise à exposer certaines stratégies spectaculaires et identitaires pour comprendre le corps, non comme une entité ontologique vierge, mais bien comme un construit social, traversé par des relations de pouvoir qui le créent. Plus encore, il se concentre sur le corps gros, à travers deux c...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/sextant, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Sextant
2021
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article vise à exposer certaines stratégies spectaculaires et identitaires pour comprendre le corps, non comme une entité ontologique vierge, mais bien comme un construit social, traversé par des relations de pouvoir qui le créent. Plus encore, il se concentre sur le corps gros, à travers deux cas d’étude clés : d’une part, le groupe militant Fat Positivity Belgium, actif dans le milieu queer bruxellois et, d’autre part, la troupe de danse contemporaine australienne Force Majeure et son spectacle Nothing to Lose. En dévoilant la fausse naturalité du corps normé (à savoir, mince) et donc non stigmatisé, l’intérêt est de prôner une diversité corporelle, déstabilisant les dynamiques de pouvoir induites par le discours normalisateur, et ainsi de comprendre le corps gros comme un corps historiquement et socialement pathologisé, marginalisé, rejeté dans l’anormal. Voilà tout le travail des artistes et militants étudiés dans la présente analyse. Nous examinerons la manière dont ces pratiques performatives permettent de dévoiler les rapports de force sous-tendus par l’hégémonie de la minceur dans la société occidentale néo-libérale contemporaine, ainsi que la subversion en termes d’identité que ces pratiques engendrent. |
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