La CGT face au problème de la sous-traitance nucléaire à EDF. Le cas de la mobilisation de Chinon (1987-1997)

L’étude de la division du travail et de l’exposition aux risques professionnels dans l’entreprise nationale Électricité de France (EDF) révèle de fortes disparités entre agents statutaires et salariés du secteur privé intervenant en sous-traitance, et ce dès le lancement des premières installations...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Autor principal: Ghis Malfilatre, Marie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Sociologie du travail 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’étude de la division du travail et de l’exposition aux risques professionnels dans l’entreprise nationale Électricité de France (EDF) révèle de fortes disparités entre agents statutaires et salariés du secteur privé intervenant en sous-traitance, et ce dès le lancement des premières installations nucléaires. Cette situation ne devient pourtant l’objet d’une première dynamique d’enquête de la part du syndicat CGT, pour lequel EDF représente une place forte, qu’à partir du milieu des années 1980, au moment où l’entreprise s’engage dans un virage modernisateur remettant en cause son modèle fondateur. Centré sur le cas de la centrale nucléaire de Chinon, l’article montre comment cette séquence s’amorce localement et les effets qu’elle produit sur les positionnements de quelques syndicalistes CGT et de médecins, qui vont articuler de manière inédite et dans un contexte particulier le problème de la sous-traitance et celui de la santé au travail. On décrit ensuite comment, tout en remontant dans l’espace public national dans les années 1990 sous l’action conjuguée de syndicalistes et de relais scientifiques, parlementaires et médiatiques, le problème des salariés du privé reste marginal pour un syndicalisme du secteur public attaché prioritairement à la défense des salariés statutaires.