Une politique de formation professionnelle hors du contrôle étatique. Le cas d’Uniformation

Cet article interroge l’autonomie du système de formation professionnelle français à travers l’étude des politiques de formation professionnelle de l’Opérateur de compétences (OPCO) de l’économie sociale et solidaire, nommé « Uniformation ». Dans un contexte d’affaiblissement des structures paritair...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/sdt,
Päätekijä: Cottin-Marx, Simon
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Sociologie du travail 2026
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Cet article interroge l’autonomie du système de formation professionnelle français à travers l’étude des politiques de formation professionnelle de l’Opérateur de compétences (OPCO) de l’économie sociale et solidaire, nommé « Uniformation ». Dans un contexte d’affaiblissement des structures paritaires face à l’État, consécutif à la loi dite « Avenir professionnel » de 2018, l’étude met en lumière la manière dont les branches qui composent l’OPCO construisent leur autonomie en collectant des contributions conventionnelles leur permettant de conduire des politiques de formation professionnelle. Le texte analyse les raisons de cette particularité, en tenant compte de la nature des structures employeuses de l’économie sociale et solidaire, de la taille des structures adhérentes, des contextes sectoriels et du rôle de l’action publique au sein de ceux-ci. Il conclut que, si l’économie sociale et solidaire demeure soumise aux normes de l’économie dominante, les relations professionnelles se caractérisent par des pratiques distinctives qui les différencient du secteur privé lucratif. Sans effacer l’antagonisme salarial, l’étude des relations professionnelles révèle des acteurs paritaires « dans le même bateau », œuvrant à construire leur autonomie pour élaborer des politiques de branche malgré un État qui tend à reprendre la main.