La notion de compétence : continuités et changements par rapport à la notion de qualification
Repartant de ses origines, les auteurs rappellent que le débat sur les qualifications s’est organisé autour de deux problématiques distinctes : une volonté de repérer les critères objectifs de la qualification d’une part, et une volonté d’analyser celle-ci comme le résultat, daté et localisé, d’un c...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Главные авторы: | , |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Sociologie du travail
2020
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Repartant de ses origines, les auteurs rappellent que le débat sur les qualifications s’est organisé autour de deux problématiques distinctes : une volonté de repérer les critères objectifs de la qualification d’une part, et une volonté d’analyser celle-ci comme le résultat, daté et localisé, d’un compromis social. Ils soulignent la filiation entre le premier de ces deux points de vue et la notion de compétence. Ils s’interrogent sur les raisons pour lesquelles les promoteurs de la notion de compétence ignorent, voire récusent, cette filiation, présentant l’approche par les compétences comme une nouveauté radicale. Les auteurs font l’hypothèse que cette position s’explique par l’instrumentalisation de la notion de compétence, qui est utilisée pour promouvoir un « nouveau » type de rapport salarial, qui serait plus adapté aux « exigences du marché ». Ils mettent en évidence les faiblesses de plusieurs des articulations du raisonnement qui part d’un constat, peu étayé empiriquement, quant à l’évolution de ces « exigences » pour aboutir à une conclusion prônant la nécessité de l’avènement d’un rapport salarial fondé sur la négociation individualisée entre le travailleur et l’employeur. Ils contestent, en particulier, la prétention de la gestion par les compétences à être une méthode scientifique et objective. Les auteurs estiment néanmoins que cette notion, notamment grâce à la clarification sémantique qu’elle autorise, pourrait, une fois admise la toujours actuelle importance du jeu social, jouer un rôle dans la réflexion sur l’avenir des systèmes de relations professionnelles. |
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