Généalogie et évolution de la catégorie de « cadre » en Italie
Les représentations du monde social dans les pays industrialisés utilisent des catégorisations dont les modes de formalisation renvoient à l’histoire « nationale ». En ce sens, la notion de « cadre » (à la fois groupe social concret et catégorie statistico-cognitive) se révèle être une invention fra...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Sociologie du travail
2019
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les représentations du monde social dans les pays industrialisés utilisent des catégorisations dont les modes de formalisation renvoient à l’histoire « nationale ». En ce sens, la notion de « cadre » (à la fois groupe social concret et catégorie statistico-cognitive) se révèle être une invention française. A partir d’une perspective sociétale, l’auteur se demande pourquoi n’y a-t’il pas de cadres en Italie. Ce qui revient à s’interroger sur les causes de l’absence de cette espèce de catégorie fourre-tout, expression des couches moyennes salariées. Si la notion de cadre cristallisée par l’expérience française ne convient pas à la situation italienne, elle peut être questionnée à partir de l’histoire particulière de deux catégories socioprofessionnelles proches mais distinctes : les quadri et les dirigenti. En adoptant une démarche constructiviste, l’auteur examine plusieurs aspects concernant l’essor des cadres dans la société italienne : la place des institutions les défendant et les objectivant en tant que catégorie socioprofessionnelle ; l’influence des attentes et des aspirations les mobilisant ; le rôle des tournants historiques et symboliques dans l’agencement de la profession ; et le jeu des sociologues s’efforçant de les analyser à partir de présupposés théoriques et idéologiques souvent contrastés. |
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