La validation des acquis de l’expérience est-elle un moyen de reconnaissance du travail ?
Cet article interroge la validation des acquis de l’expérience, droit instauré en 2002 dans le Code du travail, sur sa capacité à favoriser une meilleure reconnaissance du travail des salariés. Il s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 15 entreprises, associations ou branches professionnelles e...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/sdt, |
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| Glavni autori: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Sociologie du travail
2019
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article interroge la validation des acquis de l’expérience, droit instauré en 2002 dans le Code du travail, sur sa capacité à favoriser une meilleure reconnaissance du travail des salariés. Il s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 15 entreprises, associations ou branches professionnelles engagées dans des opérations collectives de validation des acquis de l’expérience (VAE). Après avoir identifié quatre logiques distinctes de mise en œuvre du dispositif par les employeurs, les auteurs examinent les canaux par lesquels la VAE, telle qu’elle se pratique dans l’entreprise, pourrait favoriser la reconnaissance du travail. D’un côté, la mise en mots du travail est un puissant moyen de le rendre visible et l’opportunité de confrontation avec les pairs permet de renforcer l’identité professionnelle, mais de l’autre, la VAE influe peu sur la rémunération et l’ambiguïté demeure fréquente sur l’objet même de la validation. Le regard croisé des employeurs et des salariés montre donc à quel point la reconnaissance du travail ne va pas de soi. Mais la voie est tracée pour qu’il puisse en être autrement dans le cadre de procédures plus négociées, notamment avec l’acteur syndical. |
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