« On leur a appris quelque chose, elles en ont fait autre chose ». De l’apprentissage à l’appropriation des pratiques de solidarité en Casamance (Sénégal)
Cette étude analyse les modes de transmission et d’appropriation des pratiques de solidarité promues par des ONG en Casamance à travers trois programmes emblématiques : AVEC (ChildFund International), EPC (CRSFPC-USOFORAL) et PGCEL (GRDR). Menée dans un contexte post-conflit marqué par un processus...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ris, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue de l’Institut de Sociologie
2026
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cette étude analyse les modes de transmission et d’appropriation des pratiques de solidarité promues par des ONG en Casamance à travers trois programmes emblématiques : AVEC (ChildFund International), EPC (CRSFPC-USOFORAL) et PGCEL (GRDR). Menée dans un contexte post-conflit marqué par un processus de reconstruction et une vitalité communautaire renouvelée, mais aussi par une « ONGénéisation » croissante de la société civile, elle situe l’action des ONG au cœur d’un processus plus large de diffusion de modèles organisationnels et de logiques d’intervention exogènes. S’appuyant sur une approche qualitative combinant entretiens semi-structurés, groupes de discussion et observation participante, l’analyse montre que les processus de transmission et d’appropriation des pratiques de solidarité reposent à la fois sur des leviers communautaires profondément enracinés et sur les dispositifs de formation, de sensibilisation et de coaching mis en œuvre par les agents locaux des ONG. Toutefois, ces pratiques se heurtent aux réalités locales et aux stratégies d’adaptation endogènes, révélant le paradoxe du principe d’appropriation, qui oscille entre initiative individuelle et dynamique collective. |
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