Le financement de l’éducation prioritaire dans les collèges en France : un problème de volume ou de répartition ?

Depuis ses débuts en 1981, la politique française d’éducation prioritaire repose principalement sur la répartition des moyens de fonctionnement. Les établissements ciblés reçoivent des sur-dotations en personnel et des crédits pédagogiques supplémentaires. Leurs personnels perçoivent une rémunératio...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/ries,
Asıl Yazarlar: Azéma, Ariane, Mathiot, Pierre
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue internationale d'éducation de Sèvres 2022
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Depuis ses débuts en 1981, la politique française d’éducation prioritaire repose principalement sur la répartition des moyens de fonctionnement. Les établissements ciblés reçoivent des sur-dotations en personnel et des crédits pédagogiques supplémentaires. Leurs personnels perçoivent une rémunération bonifiée. L’évaluation de cette politique est rendue difficile par la mauvaise connaissance des flux financiers qu’elle induit. Certains résultent de décisions prises au niveau national, d’autres au niveau de l’établissement ou des échelons décentralisés de l’administration et ceux qui proviennent des collectivités territoriales ne sont pas coordonnés avec ceux mis en œuvre par l’État. L’examen détaillé des lignes budgétaires contredit parfois les priorités affichées et des phénomènes de routinisation viennent contribuer aux distorsions. Les désajustements observés sont peu documentés, ce qui rend difficile la prise en compte des effets de contexte et de progressivité dans le temps qui constituent une question clef dans l’évaluation de l’éducation prioritaire et le calcul de sa performance.