Deux modalités de dévoilement au XVIIe siècle : l’ordo artificialis et l’ordo naturalis
Deux structures narratives se succèdent en France au XVIIe siècle : l’ordo artificialis à l’époque baroque, et l’ordo naturalis à l’époque classique. De nombreux romans de la première moitié de ce siècle s’inspirent en effet des Éthiopiques d’Héliodore, c’est-à-dire s’ouvrent in medias res et avec l...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue italienne d’études françaises
2020
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Deux structures narratives se succèdent en France au XVIIe siècle : l’ordo artificialis à l’époque baroque, et l’ordo naturalis à l’époque classique. De nombreux romans de la première moitié de ce siècle s’inspirent en effet des Éthiopiques d’Héliodore, c’est-à-dire s’ouvrent in medias res et avec la description d’un événement énigmatique qui suscite le suspense et sera élucidé au cours d’une analepse, ce qui signifie que la clarification a lieu grâce à une rétrospection. Les romans de la deuxième moitié du même siècle, au contraire, s’ouvrent également in medias res, mais avec la description d’un événement qui n’a rien d’énigmatique, à la suite duquel le récit suit l’ordre chronologique, ce qui n’exclut toutefois nullement le suspense, dans la mesure où les lecteurs restent en anxieuse attente du dénouement. Un tel récit est en somme dominé par la prospection. Deux exemples (tirés du même auteur : Madame de Lafayette) sont fournis de ces modalités : Zayde, histoire espagnole (1670-1671), qui appartient au premier type, et La Princesse de Clèves (1678), qui appartient au second. |
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