Proposition pour l’étude des tensions dans le mouvement, la sociomatérialité et le paradoxe

Les tensions et paradoxes sont des mouvements inhérents aux organisations. Pourtant, nous en savons peu sur la façon dont les tensions organisationnelles sont gérées dans la pratique, et encore moins au sujet des non-humains impliqués dans ces pratiques. Cet article pose que les non-humains ne sont...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/ricsp,
1. autor: Michaud, Valérie
Format: Article ou chapitre numérique
Wydane: Revue internationale de communication sociale et publique 2024
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Les tensions et paradoxes sont des mouvements inhérents aux organisations. Pourtant, nous en savons peu sur la façon dont les tensions organisationnelles sont gérées dans la pratique, et encore moins au sujet des non-humains impliqués dans ces pratiques. Cet article pose que les non-humains ne sont pas de simples intermédiaires d’interactions (strictement) humaines : ils modifient les relations, médiatisent les situations (Hennion et Latour, 1993) et sont des acteurs qui « font une différence » (Cooren, 2006) dans les tensions. Or, pour diverses raisons, ils sont généralement absents des analyses. Qui plus est, alors que, dans une approche du paradoxe, les tensions sont acceptées, dans les écrits, on dénote un biais fréquent pour l’un ou l’autre des pôles en tension. Partant de ces constats, une approche conceptuelle et méthodologique est proposée pour saisir l’action des non-humains dans les tensions. Fortement inspirée par la sociologie des épreuves, elle permet d’aborder les tensions dans une perspective de la pratique sensible à leur sociomatérialité et à leur acceptation.