La création du dépôt de la Plaine de Baud à Rennes : les formes d’une stratégie spatiale, technique et architecturale (1909-1937)

En 1909, le rachat par l’État de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest annonçait pour les gares de la ligne Rennes-Brest un remaniement architectural important afin de satisfaire à de nouvelles exigences commerciales. Une attention particulière fut ainsi accordée au service de la Traction, nota...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/rhcf,
1. Verfasser: Bollan, Christophe Le
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue d’histoire des chemins de fer 2015
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:En 1909, le rachat par l’État de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest annonçait pour les gares de la ligne Rennes-Brest un remaniement architectural important afin de satisfaire à de nouvelles exigences commerciales. Une attention particulière fut ainsi accordée au service de la Traction, notamment à Rennes où le dépôt promettait des difficultés d’exploitation : son efficacité était limitée par son intégration aux ateliers de maintenance de la gare. Ainsi, dès 1911, les Chemins de fer de l’État envisagèrent son transfert sur un autre site, plus fonctionnel. Adopté dans le principe, ce projet présenta néanmoins des difficultés d’application à cause des exigences techniques imposées par les perfectionnements du service de la Traction. Il resta en outre tributaire de l’extension de la gare de triage, à l’est du site, pour laquelle le processus d’expropriation s’avéra plus complexe que prévu.Le projet définitif du dépôt ne fut entériné qu’en 1930, après vingt ans de réflexion durant lesquelles il épousa progressivement les formes d’une stratégie spatiale, technique et architecturale. Finalement, la construction du dépôt de la Plaine de Baud, par sa cohérence technique, contribuait au rééquilibrage spatial des installations ferroviaires rennaises.Le chantier permit par ailleurs l’application d’un programme architectural d’envergure qui, par son approche pragmatique, amplifiait la conscience d’un réseau d’État aménageur du territoire. Entre propagande technique et obligation de s’adapter aux nouveaux procédés de construction, ce dépôt renforçait également le rôle régional de la gare de Rennes.Par la suite, au temps de la SNCF, le site s’harmonisa progressivement avec l’électrification des lignes de l’Ouest. De nombreux bâtiments et équipements construits entre 1934 et 1937 disparurent ainsi par nécessité de service, à l’exception de la remise à machines, du bâtiment des vestiaires et du foyer des conducteurs, seuls témoins du temps révolu de la vapeur.