Le dépôt de la gare de Marseille Saint-Charles. Un exemple de l’évolution de la typologie architecturale des dépôts du matériel ferroviaire (1847-1940)

L’histoire de l’architecture ferroviaire fait une large place à l’architecture des bâtiments voyageurs, négligeant bien souvent l’architecture des autres installations qui composent une gare et représentent même, en étendue et en nombre, sa part la plus importante. La gare de Marseille Saint-Charles...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/rhcf,
1. Verfasser: Laugier, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Revue d’histoire des chemins de fer 2015
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:L’histoire de l’architecture ferroviaire fait une large place à l’architecture des bâtiments voyageurs, négligeant bien souvent l’architecture des autres installations qui composent une gare et représentent même, en étendue et en nombre, sa part la plus importante. La gare de Marseille Saint-Charles est un exemple parfait de l’évolution de ces architectures plus modestes dont les formes architectoniques se cherchent durant les premières années de mise en service des gares du réseau ferroviaire français. L’histoire du dépôt de cette gare montre l’évolution architecturale d’une construction entièrement conçue pour un usage technique, « hors de portée » du regard du public, à l’inverse du bâtiment voyageurs. Cet article aborde l’évolution du site en deux périodes séparées par l’extension décisive de la gare en 1870.À partir d’installations datant des années 1850 qui ne sont en elles-mêmes pas dénuées d’intérêt (dépôt et surtout remise dotée d’un système original de plaques tournantes), la modernisation de la gare dans le dernier quart du XIXe siècle conduisit à la construction d’une puis deux rotondes pour répondre au trafic croissant de la gare Saint-Charles. L’extension du site par la compagnie du PLM fut ainsi pensée autour des trois fonctions de la rotonde ferroviaire : le pivotement des motrices, leur entretien et leur réparation (assurés dans un atelier attenant aux rotondes).Pour la gare Saint-Charles, l’aspect le plus essentiel reste la rationalité dans la distribution et la répartition des fonctions, alliée à une sobriété du décor. La première gare se révèle un monument inscrit dans cette conception d’une architecture vouée à sa destination : l’accueil et la gestion des flux de voyageurs. L’exemple du second bâtiment principal et de la rotonde permet d’aborder la question d’une architecture de réseau. La gestion du PLM (et plus tard de la SNCF) est une gestion « interne », le PLM se tournant vers les mêmes entreprises pour certains travaux. Cette question d’une standardisation des modèles d’architectures pour les gares et pour certains bâtiments ferroviaires reste un sujet de débat dans l’histoire de l’architecture.