Les réactions syndicales à la libéralisation du rail entre 1991 et 1996 : une comparaison franco-allemande
Pour la première fois dans leur histoire, tous les salariés du rail en Europe se sont trouvés en 1991 liés par un texte commun, la directive européenne 91/440, alors que le cadre national et le monopole public semblaient la règle dans tous les États depuis 1945. Ce début d’unification de politiques...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/rhcf, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’histoire des chemins de fer
2011
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Pour la première fois dans leur histoire, tous les salariés du rail en Europe se sont trouvés en 1991 liés par un texte commun, la directive européenne 91/440, alors que le cadre national et le monopole public semblaient la règle dans tous les États depuis 1945. Ce début d’unification de politiques nationales pouvait constituer un point de départ pour le rapprochement syndical. Or une analyse des réactions syndicales, de 1991 à 1996, nous montre des lectures radicalement opposées des enjeux communautaires. Les divergences culturelles et idéologiques ont conduit à des appréciations et à des stratégies souvent inconciliables. D’un côté, les organisations françaises, belges, luxembourgeoises, italiennes, portugaises ou grecques ont insisté sur les effets négatifs de la future libéralisation. De l’autre, les organisations allemandes, néerlandaises, danoises ou espagnoles se sont résolues à considérer la réforme proposée comme inéluctable. Elles ont alors donné leur assentiment à la refonte du rail en négociant le passage à la libéralisation au mieux des intérêts des salariés. Ces deux stratégies opposées ont rendu impossibles pendant plusieurs années les rapprochements des points de vue syndicaux sur la politique communautaire et les logiques de stigmatisation réciproque et de concurrence entre les positions syndicales nationales ont fait de chacun un obstacle à la stratégie de l’autre. |
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