Le restaurant sociétaire de Grenoble sous la Seconde République
Parmi les sociétés alimentaires d’inspiration phalanstérienne, généralement balayées par le coup d’État du 2 décembre 1851, le restaurant sociétaire de Grenoble fait figure d’exception par sa longévité : 1851-1911. L’article vise à montrer que la fondation, puis le succès de l’association Grenobloi...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2005
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Parmi les sociétés alimentaires d’inspiration phalanstérienne, généralement balayées par le coup d’État du 2 décembre 1851, le restaurant sociétaire de Grenoble fait figure d’exception par sa longévité : 1851-1911. L’article vise à montrer que la fondation, puis le succès de l’association Grenobloise se situent en dehors de la sphère politique et se comprennent dans un mouvement plus vaste de volonté de réforme de l’alimentation populaire, portée par les élites locales soucieuses de l’approvisionnement des « classes laborieuses ». Plus précisément, outre l’impulsion politique donnée au restaurant par le mouvement républicain, la clé du succès de l’association alimentaire tient à la retraduction opérée par le maire de la ville Frédéric Taulier, principal promoteur du restaurant, d’un projet politique en une institution réformatrice. Pour promouvoir le restaurant, Taulier s’appuie sur un vaste réseau local d’interconnaissance et d’amitiés de longue date, et sur les nombreuses sociétés de secours mutuel grenobloises. Ainsi, tissu social et mutualiste acquis à la forme associative, soutien politique et associatif de membres fondateurs par ailleurs enclins au rôle de membres honoraires dans d’autres associations, savoir-faire du maire de la ville, forment autant d’éléments qui ont contribué au succès du restaurant. |
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