À l’ombre du comptoir : débitants et débits de boissons à Belleville (1860-1914)
Les cabarets et débits de boisson sont constitutifs de l’identité de cet Est parisien, populaire et artisan, et de son évolution, comme le montre Belleville entre son annexion en 1860 et 1914. Les débits peuvent être considérés comme des espaces de consommation aux pratiques commerciales caractérisé...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les cabarets et débits de boisson sont constitutifs de l’identité de cet Est parisien, populaire et artisan, et de son évolution, comme le montre Belleville entre son annexion en 1860 et 1914. Les débits peuvent être considérés comme des espaces de consommation aux pratiques commerciales caractérisées par une pluriactivité originelle qui laisse progressivement place aux premières « entreprises » vers 1914. Mais ce sont aussi des espaces de sociabilité populaire comme le rappellent les surfaces modestes (4-5 pièces), la simplicité du mobilier, l’organisation de l’espace intérieur ou la présence exceptionnelle du billard. Et l’identité des débitants, leur origine (de plus en plus provinciale), leur âge (plus de 30 ans), leur sexe (en très grande majorité des hommes) et leur formation (pas de cursus déterminé), permet de souligner leur rôle central dans cette culture populaire, où ils assurent des fonctions à la fois économiques et sociales vis-à-vis de la population dans le débit et le quartier, mais aussi de « médiateur » par rapport à la police dont ils tirent reconnaissance et pouvoir. |
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