Le « traité Lorain » : traduction littéraire et naissance du capitalisme d’édition au milieu du XIXe siècle
L’accord du 9 avril 1856 par lequel Louis Hachette confie à l’ancien inspecteur de l’enseignement primaire Paul Lorain la traduction des œuvres complètes de Charles Dickens n’est pas seulement le premier contrat de ce type en France, mais relève d’une ambitieuse stratégie visant à transformer cette...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2018
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’accord du 9 avril 1856 par lequel Louis Hachette confie à l’ancien inspecteur de l’enseignement primaire Paul Lorain la traduction des œuvres complètes de Charles Dickens n’est pas seulement le premier contrat de ce type en France, mais relève d’une ambitieuse stratégie visant à transformer cette maison d’édition scolaire et universitaire en un éditeur de littérature générale beaucoup plus important. Un décret-loi du 28 mars 1852 ayant garanti aux auteurs étrangers les mêmes droits qu’aux auteurs français, Hachette réussit à négocier avec Dickens le droit exclusif de traduire ses œuvres en français. Cependant, pour assurer l’énorme investissement qu’une telle entreprise suppose, il introduit aussi une forme de contrat complètement nouvelle avec les traducteurs dont les droits sont désormais partiellement reconnus, mais qui doivent en revanche s’engager quant à la qualité de leur travail, c’est-à-dire s’engager à respecter les principes de traduction reconnus par l’Université au XIXe siècle. |
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