La topographie selon Ruskin : saillance du visible et du lisible dans Modern Painters
Comme l’ont bien montré plusieurs ouvrages critiques récents, l’intérêt que Ruskin a toute sa vie porté à la géologie lui a non seulement permis d’envisager la peinture de la montagne de façon unique mais aussi d’élaborer une théorie de la perception dans laquelle le mouvement et le relief jouent un...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rga, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado em: |
Journal of Alpine research|Revue de géographie alpine
2016
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Comme l’ont bien montré plusieurs ouvrages critiques récents, l’intérêt que Ruskin a toute sa vie porté à la géologie lui a non seulement permis d’envisager la peinture de la montagne de façon unique mais aussi d’élaborer une théorie de la perception dans laquelle le mouvement et le relief jouent un rôle majeur – théorie qu’il illustra par la suite dans ses propres écrits à travers sa prose poétique.A première vue, le relief est un élément constitutif du paysage facile à saisir visuellement mais difficile à évoquer verbalement. Certaines recherches pionnières récemment menées en linguistique par Frédéric Landragin proposent néanmoins un nouveau dispositif d’analyse nous fournissant le moyen de repérer les modèles récurrents qui régissent le passage du domaine visuel au domaine verbal et sont susceptibles de permettre de mieux cerner le phénomène de « peinture par les mots » (word painting) souvent associé à l’écriture de Ruskin.Par conséquent, il s’agira dans cet article de montrer en quoi les récents travaux menés par Frédéric Landragin sur le parallèle possible entre saillance linguistique et saillance visuelle constituent un moyen d’analyser l’écriture de Ruskin et de montrer comment le relief qu’il souligne à maintes reprises dans la peinture se trouve traduit ou transposé dans sa prose même. |
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