Le latin dans le système éducatif allemand de la première moitié du xixe siècle
Dans un ouvrage récent, l’historien Bas van Bommel a remis en cause de manière convaincante l’utilisation du concept de « néohumanisme » (Neuhumanismus) pour qualifier l’humanisme du xixe siècle en Allemagne. Bien loin d’être une réalisation « néohumaniste », le système éducatif allemand d’alors s’i...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rg, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Recherches germaniques
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans un ouvrage récent, l’historien Bas van Bommel a remis en cause de manière convaincante l’utilisation du concept de « néohumanisme » (Neuhumanismus) pour qualifier l’humanisme du xixe siècle en Allemagne. Bien loin d’être une réalisation « néohumaniste », le système éducatif allemand d’alors s’inscrit en réalité dans la continuité des siècles précédents. Il n’empêche qu’un certain nombre de transformations sont à l’œuvre à l’époque, que l’auteur a parfois tendance à minimiser. L’article analyse la critique de Bas van Bommel et s’en sert tout à la fois pour déterminer quelle a réellement été la place du latin dans l’enseignement allemand durant la première moitié du xixe siècle. Plutôt que d’être délaissé à cause d’une prédilection « néohumaniste » pour le grec ancien, le latin continue de dominer l’enseignement « secondaire » (höheres Schulwesen) et parvient à se maintenir tant bien que mal à l’université, malgré une diminution évidente de ses prérogatives. Ce n’est qu’à la fin du siècle que certains changements amorcés autour de 1800 mettront à mal la suprématie du latin à l’école. |
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