Faut-il crier haro sur l’éducation prioritaire ? Analyses et controverses sur une politique incertaine
Le débat récurrent sur le bilan de la politique d’éducation prioritaire initiée en France en 1981 a récemment rebondi avec le rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) et les échos médiatiques qu’il a suscités, prompts à affirmer que cette politique aurait échoué, voire q...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rfp, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue française de pédagogie
2017
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le débat récurrent sur le bilan de la politique d’éducation prioritaire initiée en France en 1981 a récemment rebondi avec le rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO) et les échos médiatiques qu’il a suscités, prompts à affirmer que cette politique aurait échoué, voire qu’elle aurait été source d’un accroissement des inégalités et de la ségrégation, lié à la labellisation des établissements concernés. Cet article vise à examiner systématiquement les données et travaux disponibles, et montre que cette politique, loin d’être demeurée constante depuis 35 ans, a été mouvante et incertaine, que sa mise en œuvre demeure mal connue, et que son bilan ne saurait être que pluriel et prudent, certains travaux conduisant plutôt à conclure à son insuffisance de mise en œuvre et de cohérence depuis son origine. Après avoir évoqué la « refondation » en cours de la politique d’éducation prioritaire, ce texte argumente – contre les propos qui voudraient les opposer – pour une complémentarité entre les politiques de lutte contre la ségrégation sociale et scolaire et celles qui cherchent à rendre le fonctionnement du système éducatif moins inégalitaire et socialement privilégiant. |
|---|