Gouverner la sortie de l’enfance par ses marges ?

A partir d’observations et d’entretiens effectués avec des animateurs exerçant auprès d’enfants âgés de 9 à 13 ans, nous proposons d’analyser deux figures mobilisées pour gouverner la sortie de l’enfance : celles du caïd-de-cité et de la fille-de-quartier. Initialement utilisées pour altériser les d...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/revss,
מחבר ראשי: Voléry, Ingrid
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Revue des sciences sociales 2019
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:A partir d’observations et d’entretiens effectués avec des animateurs exerçant auprès d’enfants âgés de 9 à 13 ans, nous proposons d’analyser deux figures mobilisées pour gouverner la sortie de l’enfance : celles du caïd-de-cité et de la fille-de-quartier. Initialement utilisées pour altériser les descendants de migrants vivant dans les quartiers de relégation urbaine, elles sont désormais utilisées pour conforter un ordre hétérosexiste codifiant les « justes féminités/masculinités » selon les âges. La rustrerie du caïd servira à normaliser les identifications de genre, engagées par les garçons des groupes se vivant comme « autochtones », tandis que la discrétion des filles-de-quartier « émancipées » par l’école sera opposée à la vulgarité des « lolitas » de milieux populaires et tracera les bornes d’un « juste » dévoilement des corps des filles quittant l’enfance. Nous conclurons l’article par une réflexion sur la nature même du gouvernement de l’enfance en actes à travers ces figures stéréotypées : un gouvernement passant moins par la diffusion d’un modèle uniforme que par l’élaboration de contre-types définissant les marges et les frontières à ne pas transgresser.