La préadolescence existe-t-elle ?
Comment rendre compte de la diversité des enfants de 9 à 13 ans et de l’impossibilité de les caser dans une catégorie préétablie ? Comment mettre en images cette dynamique si singulière d’un corps qui grandit et d’un environnement qui l’accompagne ? Pour l’iconographie de ce numéro, nous avons chois...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Otros Autores: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue des sciences sociales
2019
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Comment rendre compte de la diversité des enfants de 9 à 13 ans et de l’impossibilité de les caser dans une catégorie préétablie ? Comment mettre en images cette dynamique si singulière d’un corps qui grandit et d’un environnement qui l’accompagne ? Pour l’iconographie de ce numéro, nous avons choisi de déplacer le regard, des enfants aux objets qu’ils utilisent. Nous nous sommes intéressés, en particulier, à un accessoire qui est un marqueur fort de la transition d’âge : la chaussure. « Tout ce qui commence par B : bottes, baskets, ballerines », nous répond une enfant, dans la recherche CorAge qui a inspiré ce numéro, à la question sur ce que grandir signifie pour elle. Parfois adhésion à une marque, expression d’un souci d’être soi, parfois supports d’identification de genre ou moyens de s’en défaire, les chaussures évoquent également l’autorisation à se déplacer seul, à se parer, à avoir un corps presque adulte, avec des savoir-faire spécifiques comme ‘marcher avec les talons’, ou parfois à revenir en enfance, avec des baskets élimées, trouées, délavées, tellement elles ont été des compagnons de jeux, de route et d’aventures. Nous avons choisi les images d’Iana Salerni pour sa passion du détail et des espiègleries, pour son sens de l’humour et le regard attentif et curieux qu’elle porte sur les enfants de cet âge, qu’elle connaît bien, et dont elle sait restituer la grande diversité. Iana Salerni Professeure de lettres dans un lycée de la banlieue napolitaine, elle est également photographe depuis 1987. Elle fait partie de l’association napolitaine de photographie « Scrivendo con la luce » et participe à des concours, sans jamais abandonner la dimension d’amateur, au sens littéral du terme, de son activité. Ses images sont toujours accompagnées de titres ironiques ou évocateurs qui révèlent son intérêt pour la relation entre image, musique et parole. http://www.flickr.com/photos/iana68/ |
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