AMAP et jardins partagés « aux bords » du politique ?

Cette contribution a pour objectif de venir interroger le rapport au politique dans des espaces collectifs de pratiques dites alternatives et citoyennes au prisme du décalage entre revendication et organisation effective de ces pratiques collectives. La multiplication des initiatives locales est pri...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/revss,
Auteurs principaux: Montrieux, Gabriel, Parienti-Maire, Karin
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue des sciences sociales 2019
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cette contribution a pour objectif de venir interroger le rapport au politique dans des espaces collectifs de pratiques dites alternatives et citoyennes au prisme du décalage entre revendication et organisation effective de ces pratiques collectives. La multiplication des initiatives locales est principalement pensée sous l’angle de l’engagement et de la participation citoyenne. Cependant, l’étude fine des interactions au sein de deux espaces collectifs, jardin partagé et Amap (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), met en évidence un processus d’évacuation du politique substitué par une vision morale ou éthique du social. L’évacuation du conflit qui en résulte induit la formulation d’une norme tacite du « bon » comportement à tenir et se traduit par le recours à des mécanismes informels de disqualification ou d’exclusion face aux écarts à cette norme. Par ailleurs, cet engagement participatif par moralisation entre parfois malgré lui en résonance avec les formes de gestion néo-libérales des services publics locaux.