AMAP et jardins partagés « aux bords » du politique ?
Cette contribution a pour objectif de venir interroger le rapport au politique dans des espaces collectifs de pratiques dites alternatives et citoyennes au prisme du décalage entre revendication et organisation effective de ces pratiques collectives. La multiplication des initiatives locales est pri...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
|---|---|
| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue des sciences sociales
2019
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cette contribution a pour objectif de venir interroger le rapport au politique dans des espaces collectifs de pratiques dites alternatives et citoyennes au prisme du décalage entre revendication et organisation effective de ces pratiques collectives. La multiplication des initiatives locales est principalement pensée sous l’angle de l’engagement et de la participation citoyenne. Cependant, l’étude fine des interactions au sein de deux espaces collectifs, jardin partagé et Amap (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), met en évidence un processus d’évacuation du politique substitué par une vision morale ou éthique du social. L’évacuation du conflit qui en résulte induit la formulation d’une norme tacite du « bon » comportement à tenir et se traduit par le recours à des mécanismes informels de disqualification ou d’exclusion face aux écarts à cette norme. Par ailleurs, cet engagement participatif par moralisation entre parfois malgré lui en résonance avec les formes de gestion néo-libérales des services publics locaux. |
|---|