Le « rap digital » de Laylow et la science-fiction
Le rappeur toulousain Laylow, qui a sorti trois EP solo et deux albums entre 2016 et 2021, se revendique du « rap digital ». Il s’agira ici d’essayer de comprendre la spécificité de ce sous-genre du rap, puisque le recours à des sonorités électroniques ne peut suffire à le différencier d’autres cour...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
ReS Futurae
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le rappeur toulousain Laylow, qui a sorti trois EP solo et deux albums entre 2016 et 2021, se revendique du « rap digital ». Il s’agira ici d’essayer de comprendre la spécificité de ce sous-genre du rap, puisque le recours à des sonorités électroniques ne peut suffire à le différencier d’autres courants du rap. Je fais l’hypothèse que pour forger la particularité du « rap digital » dans Trinity (2020) puis dans L’Etrange Histoire de Mr Anderson (2021), Laylow puise dans un fonds de références science-fictionnelles sonores, textuelles et visuelles. À partir de la notion de novum réinterprétée dans un contexte intermédiatique par Aurélie Huz, j’essaierai de comprendre comment l’identification à la science-fiction se construit dans ces œuvres pour donner forme au genre du « rap digital ». Je montre d’abord que Trinity forge l’association du rap digital à l’univers SF par son intrigue et par des novums sonores aisément identifiables. Dans L’Étrange Histoire de Mr Anderson, la distance prise avec un médiatexte de films de science-fiction induit à mon sens une réflexion sur ce qui reste digital, dans la musique de Laylow, hors de la narration textuelle ; et amène à penser la dimension science-fictionnelle du rap digital dans une sorte d’ « estrangement formel ». |
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