De la « méditation sensuelle » à la « méditation planétaire en ligne » du mouvement raélien : transfert rituel ou artefact communicationnel ?
Suite à l’ampleur médiatique planétaire liée au scandale de l’affaire du clonage supposé du premier bébé humain en 2002, le mouvement raélien, organisation ufologique et charismatique fondée en 1974 par Claude Vorilhon alias Rael, a fondé l’ensemble de sa communication sur Internet, à travers une vi...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/reset, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
RESET
2020
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Suite à l’ampleur médiatique planétaire liée au scandale de l’affaire du clonage supposé du premier bébé humain en 2002, le mouvement raélien, organisation ufologique et charismatique fondée en 1974 par Claude Vorilhon alias Rael, a fondé l’ensemble de sa communication sur Internet, à travers une vingtaine de sites officiels et une constellation de sites informels. Les instances du mouvement posent les bases d’un véritable culte en ligne (Online Religion), en phase avec la définition de Christopher Helland : la « méditation planétaire en ligne ». Elle se présente comme une séance de méditation hebdomadaire sur Internet depuis un chatroom où se rencontrent des individus figurés par des avatars qui suivent une séance de méditation dont ils sont censés reproduire les gestes et les postures dans le monde physique. Cet article rend compte d’une enquête ethnographique menée sur Internet et en présentiel, au domicile de fidèle, et interroge la relation entre le monde physique et celui d’Internet dans cette pratique. L’article caractérise la dimension rituelle de la MPL en montrant qu’il s’agit d’un culte en ligne, et met en lumière la dynamique de transfert rituel entre la MPL et la « méditation sensuelle », une pratique de base du mouvement. Néanmoins, si on raisonne en termes d’efficacité symbolique, plusieurs éléments pourraient permettre de comprendre l’essoufflement d’une pratique qui se présente davantage comme un « artefact communicationnel religieux ». |
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