De l’art autonome du texte à la parole d’autrui : Boris Èjxenbaum et la rhétorique
Dans l’article consacré au style de Lenin (LEF, 1924), Èjxenbaum s’éloigne des territoires appartenant canoniquement à la langue poétique afin d’en explorer les périphéries, dans un hybride de stratégies expressives et de besoins pratiques, d’urgence historique et d’impulsions créatrices. À travers...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue des études slaves
2018
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dans l’article consacré au style de Lenin (LEF, 1924), Èjxenbaum s’éloigne des territoires appartenant canoniquement à la langue poétique afin d’en explorer les périphéries, dans un hybride de stratégies expressives et de besoins pratiques, d’urgence historique et d’impulsions créatrices. À travers l’analyse stylistique de la langue de Lenin, Èjxenbaum circonscrit la sphère des discours persuasifs, le champ de la rhétorique, où se croisent et coexistent de multiples finalités, l’ancrage dans le hic et nunc et la profusion de procédés, intonations, constructions syntaxiques, schémas rythmiques. L’étude sur Lenin met ainsi en lumière la richesse de stimuli théoriques et méthodologiques que présente la zone de frontière entre littérature et société : le problème des relations entre ces deux domaines, dans le présent et dans le passé, occupera dorénavant de plus en plus l’esprit et le temps d’Èjxenbaum et des autres formalistes, qui se pencheront souvent sur des questions concernant les discours individuels, questions qui dépassent, de fait, l’impératif de l’immanence textuelle. |
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