Cotes mal taillées ? La nomenclature de la bibliothèque de l’Institut d’études slaves (1924) Une géopolitique du savoir entre principes et contingences

Les ambitions de l’Institut d’études slaves fondé à Paris en 1921 se reflètent dans la « Note sur l’organisation de la Bibliothèque de l’Institut d’études slaves » rédigée en 1924 par André Mazon (avec Louis Eisenmann ?). Elle s’inscrit dans l’histoire de l’essor des études académiques consacrées au...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/res,
Egile nagusia: Galmiche, Xavier
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue des études slaves 2020
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Les ambitions de l’Institut d’études slaves fondé à Paris en 1921 se reflètent dans la « Note sur l’organisation de la Bibliothèque de l’Institut d’études slaves » rédigée en 1924 par André Mazon (avec Louis Eisenmann ?). Elle s’inscrit dans l’histoire de l’essor des études académiques consacrées aux langues, lettres et cultures étrangères (nordiques, hispaniques, germaniques et anglaises), et de son progressif enracinement dans les institutions universitaires et savantes à Paris, par la création au cours des années 1920 d’instituts de philologie moderne et, en parallèle, de bibliothèques spécialisées. En rupture avec les classifications traditionnelles, Mazon propose une nomenclature différenciant par les lettrages les domaines linguistico-géographiques et par les numérotations les disciplines, qui vient à l’appui de la constitution d’un « séminaire » : l’étude de la terminologie tant bibliothéconomique que pédagogique permet de saisir ce changement de méthode, tout en avançant l’hypothèse de transferts épistémologiques (notamment depuis le modèle philo­logique allemand).