Corps d’adeptes, paroles de Dieu et visions de Saints. Pratiques rituelles masculines et féminines dans deux sanctuaires de Tunis

Cet article examine les pratiques rituelles contemporaines d’hommes et de femmes qui se rendent à deux sanctuaires tunisois dédiés à Sayyida Mannûbiyya, sainte du xiiie siècle. Cette sainte ambivalente s’inscrit dans deux registres de légitimité religieuse, le soufisme lettré, à travers son affiliat...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/remmm,
Glavni avtor: Boissevain, Katia
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée 2012
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Cet article examine les pratiques rituelles contemporaines d’hommes et de femmes qui se rendent à deux sanctuaires tunisois dédiés à Sayyida Mannûbiyya, sainte du xiiie siècle. Cette sainte ambivalente s’inscrit dans deux registres de légitimité religieuse, le soufisme lettré, à travers son affiliation à la confrérie Shâdhiliyya, et une dimension plus locale. L’une et l’autre de ces voies donnent lieu à deux types de cérémonies religieuses, la ḥaḍra des femmes avec ses danses de possession et les séances de dhikr des hommes, disciples shâdhilî-s. Pourtant, on ne peut séparer un rapport au sacré féminin qui serait particulièrement corporel d’un rapport au sacré masculin plus intellectuel. La ḥaḍra comme le dhikr engagent pleinement le corps des participants dans un dialogue avec le sacré tout en puisant leur légitimité dans des sources distinctes, la confrérie Shâdhîliyya pour le dhikr et la dimension miraculeuse de Khiḍr pour la ḥaḍra