Réhabiliter l’Homme avec la technologie
La tension entre une approche fonctionnaliste et phénoménologique des artefacts met en avant deux conceptions des technologies. La première, approche fonctionnaliste ou « utilitariste », vise à savoir ce qu’un artefact permet de faire ; la seconde ce qu’un artefact permet de comprendre. Ce double en...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Recherches en éducation
2021
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | La tension entre une approche fonctionnaliste et phénoménologique des artefacts met en avant deux conceptions des technologies. La première, approche fonctionnaliste ou « utilitariste », vise à savoir ce qu’un artefact permet de faire ; la seconde ce qu’un artefact permet de comprendre. Ce double enjeu sera développé dans une approche philosophique en s’appuyant notamment sur la pensée de Gilbert Simondon (1958). Dans cette perspective, la mise en débat proposée concerne le regard porté par les humains sur les technologies à l’école qui les conduit à porter un regard sur eux-mêmes. Est-il possible de réduire l’homme à un « individu technique » ? Les technologies permettent-elles de valoriser la dimension « phénomé-nologique » des êtres humains ? Ces questions centrales trouvent une place particulière dans le secteur éducatif et formatif où les tentatives d’introduction des technologies sont toujours délicates animant des débats souvent vifs entre les technolâtres et les technophobes. Il est ici proposé une approche « unificatrice » dans le rapport homme-technologie en considérant une technologie comme une manière d’anoblir l’humain dans ce qu’il a de plus spécifique (interpréter, comprendre, remédier à l’erreur, etc.), de le libérer de certaines contraintes fonctionnelles pour lui permettre d’être au monde et dans le monde. Une des conséquences est de changer notre regard sur la technologie en reconnaissant, par exemple, que former les enseignants, les élèves, aux technologies c’est aussi les former sans les technologies. |
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