Représentation et théorie : une analyse critique du point de vue constructiviste
De nombreux didacticiens des sciences contemporains estiment qu’un apprentissage réussi implique une « transformation des représentations » de l’élève. Cet article se propose de montrer, en utilisant des analyses issues de l’épistémologie poppérienne, que ce point de vue repose sur une confusion : c...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Recherches en éducation
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | De nombreux didacticiens des sciences contemporains estiment qu’un apprentissage réussi implique une « transformation des représentations » de l’élève. Cet article se propose de montrer, en utilisant des analyses issues de l’épistémologie poppérienne, que ce point de vue repose sur une confusion : confusion entre, d’une part, les effets psychologiques qui résultent parfois de l’appropriation d’une connaissance scientifique et, d’autre part, le travail intellectuel par lequel cette appropriation s’effectue. Selon Karl Popper, en effet, le processus par lequel nous parvenons à connaître un objet intellectuel, telle qu’une théorie scientifique, s’apparente à celui par lequel nous apprenons à connaitre un objet physique quelconque. Il consiste essentiellement dans l’acquisition progressive d’une forme de familiarité opératoire avec un « objet du monde 3 » et n’implique en lui-même aucun bouleversement mental soudain, aucun modification interne de nos « représentations ». |
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