Peut-on faire croire autrement les élèves ? Enjeux épistémologiques d’une modestie sur ce que croire veut dire
La tradition de la libération par la connaissance, depuis Platon jusqu’à l’Encyclopédie (apprendre rationnellement rend plus libre et permet de mieux agir dans le monde), est au cœur du projet politique d’une instruction publique offerte à tous les futurs citoyens. C’est dans ce cadre-là que prennen...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches en éducation
2020
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La tradition de la libération par la connaissance, depuis Platon jusqu’à l’Encyclopédie (apprendre rationnellement rend plus libre et permet de mieux agir dans le monde), est au cœur du projet politique d’une instruction publique offerte à tous les futurs citoyens. C’est dans ce cadre-là que prennent sens les disciplines scientifiques dans le cursus des élèves. Cela étant dit, il est intéressant de penser ces possibilités émancipatrices des savoirs sans abonder dans un partage quelque peu excluant (et méprisant) entre « croyants » et « sachants » comme l’imaginaire de la « barbarie » peut le produire (il y a eux « à éclairer » et nous « les éclairés »). Dans ce sens, cet article s’efforce de présenter les fondements épistémologiques d’une philosophie exigeante de la croyance qui permette d’analyser les déterminations qui nous amènent à croire telle ou telle chose, tout en caractérisant la manière proprement scientifique de produire des croyances justifiées. Ainsi, ce sont les finalités des apprentissages scientifiques qui seront moins confuses, espère-t-on, au regard de nos aspirations à vivre en démocratie. |
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