Les sciences historiques : un impensé épistémologique dans l’enseignement de l’évolution

Les programmes scolaires actuels s'ouvrent aux aspects épistémologiques des sciences du vivant et des sciences de la Terre, qui ont comme pilier central le thème de l'évolution. Nous proposons ainsi dans cet article de rechercher comment les spécificités épistémologiques des sciences de l&...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/ree,
Auteurs principaux: Paulin, Fabienne, Charlat, Sylvain, Triquet, Éric
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Recherches en éducation 2020
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les programmes scolaires actuels s'ouvrent aux aspects épistémologiques des sciences du vivant et des sciences de la Terre, qui ont comme pilier central le thème de l'évolution. Nous proposons ainsi dans cet article de rechercher comment les spécificités épistémologiques des sciences de l'évolution – lesquelles sont en tension entre les sciences fonctionnalistes et historiques – sont prises en compte dans les textes officiels de l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre (SVT) au secondaire. Nous utilisons pour cette analyse les critères de différenciation de ces deux sciences pour caractériser les objets et les types de démarches scientifiques prescrites par l'institution scolaire et la place relative accordée à chacune dans l'enseignement des SVT. Nos résultats montrent une prédominance des démarches héritées des sciences fonctionnalistes et une quasi-absence des démarches historiques, alors que les aspects historiques de l'évolution sont bien inscrits dans les programmes. Nous proposons que ce déséquilibre épistémologique, conséquence d'une forme d’impensé des sciences historiques, pourrait expliquer certaines des difficultés récurrentes de l'enseignement de l'évolution, documentées dans de nombreux travaux sur cet enseignement.