La justice sociale à l’horizon d’une morale sans Dieu : les mutations du sacré chez Ferdinand Buisson
Selon Ferdinand Buisson (1841-1932), le processus de laïcisation de l’école puis celui de l’État – dont il est dans les deux cas un acteur majeur – recouvre une signification qui ne s’épuise pas dans une séparation du religieux et du politique. Il s’agira ici de soutenir que, tel que Buisson le conç...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ree, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches en éducation
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Selon Ferdinand Buisson (1841-1932), le processus de laïcisation de l’école puis celui de l’État – dont il est dans les deux cas un acteur majeur – recouvre une signification qui ne s’épuise pas dans une séparation du religieux et du politique. Il s’agira ici de soutenir que, tel que Buisson le conçoit, ce double processus s’inscrit dans une perspective plus ambitieuse, celle d’une mutation radicale du sacré : du religieux au politique, d’une vérité dogmatique à un idéal de justice, du christianisme au socialisme. Si le religieux et le sacré sont présents chez Buisson, ils ne se conçoivent plus sous l’espèce d’une puissance divine supérieure s’imposant à l’humanité mais comme un élan de l’humanité elle-même vers son propre accomplissement moral, lequel suppose selon lui une visée sociale, économique et politique, à la réalisation de laquelle l’institution scolaire laïque est susceptible de contribuer. |
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