La difficile émergence d’un marché de la lettre en RFA

Dès 1998, en application de la Directive européenne 97/67/CE, l’Allemagne avait ouvert à la con­currence son marché postal et engagé la pri­vatisation de l’opérateur histo­rique. Deutsche Post AG s’était vu attribuer une licence légale ex­clu­sive maintenant son monopole sur le mar­ché de la lettre...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rea,
Autor principal: Bourgeois, Isabelle
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Regards sur l’économie allemande 2009
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Dès 1998, en application de la Directive européenne 97/67/CE, l’Allemagne avait ouvert à la con­currence son marché postal et engagé la pri­vatisation de l’opérateur histo­rique. Deutsche Post AG s’était vu attribuer une licence légale ex­clu­sive maintenant son monopole sur le mar­ché de la lettre d’ici la libéra­li­sa­tion totale du marché, prévue initialement en 2003, puis repoussée au 1er jan­vier 2007. Ce « secteur réser­vé », qui cor­res­pond au cœur de la mission de « service universel », con­cerne aujourd’hui les lettres de moins de 100 g. Le segment des lettres de 100 à 1000 g, quoique ouvert à la concurrence, est sou­mis au régime des licences jusqu’à fin 2006. Cette réglementation transi­toire, semblable à celle des télécommunications, est destinée à ménager la transition vers l’achèvement du mar­ché des services postaux. Bien que sa durée soit réduite de deux ans par rapport aux délais prévus par la nouvelle Directive postale 2002/39/CE, la prolongation du monopole de Deutsche Post AG dans le segment de la lettre s’attire les plus vives critiques à la fois de l’autorité de régulation RegTP et de la Commission des Monopoles. Elle se traduit en effet par une augmentation consi­dérable du ticket d’entrée sur le marché des activités soumises à licence, l’opé­rateur historique multipliant les procédures à l’encontre de ses concurrents. Dès lors, les gardiens de la con­currence plaident pour une levée anticipée de la li­cence légale exclusive ou, à défaut, pour une réduction drastique de son périmètre.