Informatique et apprentissage des sciences : tendances, dilemmes et conséquences pour l’avenir
Cinquante ans d’évolutions et d’utilisation des technologies de l’information dans l’enseignement des sciences montrent comment on est passé des tutoriels propres à chaque matière aux simulations et à la modélisation et enfin à l’enseignement en ligne et aux réseaux sociaux lors de la dernière décen...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/rdst, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
RDST
2013
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Cinquante ans d’évolutions et d’utilisation des technologies de l’information dans l’enseignement des sciences montrent comment on est passé des tutoriels propres à chaque matière aux simulations et à la modélisation et enfin à l’enseignement en ligne et aux réseaux sociaux lors de la dernière décennie. L’introduction des TI1 en sciences au cours des années 1960 reposait sur deux dynamiques principales : tout d’abord, les universités et les pouvoirs publics reconnaissaient la nécessité de former un plus grand nombre de spécialistes en technologies de l’information pour travailler dans cette industrie ; ensuite, des enseignants précurseurs ont vu tout l’intérêt qu’ils pouvaient tirer des nouvelles technologies pour améliorer l’enseignement et l’apprentissage dans certaines disciplines, notamment dans l’enseignement des sciences et des mathématiques. Quarante ans de recherches sur l’impact des ressources informatiques en sciences sur l’apprentissage des élèves montrent des progrès significatifs de leurs acquis mais, dans une large mesure, ces ressources dépendent de la nature des logiciels eux-mêmes, des pratiques pédagogiques des enseignants et de la pertinence de l’activité par rapport à la conceptualisation et au développement des connaissances.Les TI en sciences soulèvent toujours, 50 ans après leur introduction, de nombreuses questions dans les établissements secondaires et supérieurs malgré leur apport manifeste ; leur diversification et leur emprise croissante semblent d’ailleurs amplifier ce phénomène. La première question à laquelle les pouvoirs publics et les enseignants doivent répondre, c’est de savoir comment résoudre le conflit entre, d’une part, l’enseignement des TI comme matière destinée à former des experts pour le monde de demain et, d’autre part, l’application et l’utilisation de ces technologies dans l’ensemble des matières au programme pour améliorer l’acquisition des compétences et des concepts habituels de l’enseignement. Un deuxième problème découle de l’appauvrissement des enseignements de sciences suite à l’abandon des ressources technologiques dédiées aux savoirs disciplinaires qui, pourtant, contribuaient à l’amélioration des apprentissages, au profit de l’utilisation de Microsoft Office et à une focalisation sur les compétences bureautiques plutôt qu’à la connaissance disciplinaire et à la cognition. Les enseignants sont aussi confrontés à une perte de maîtrise du processus d’apprentissage formel due à l’apprentissage informel des élèves chez eux, sur les réseaux sociaux, aux liens qu’ils développent avec des spécialistes et à d’autres technologies en dehors du cadre scolaire. À cette occasion, ils abandonnent souvent leurs bonnes pratiques pédagogiques et leur pouvoir d’influence pour mieux s’adapter à ces nouvelles activités.Enfin, de nouvelles compétences et une nouvelle culture (perception et compréhension liées à de nouveaux modes de présentation et de représentation des sciences) modifient l’importance et l’équilibre en termes de productions, de contenus et de signification des ressources éducatives pour l’éducation scientifique, ce qui souvent n’est pas compris par les enseignants. Les difficultés auxquelles ces enseignants sont confrontés appellent un renouvellement de la façon dont ils sont formés aux nouvelles technologies, des changements dans les curriculums ainsi qu’une réorganisation du temps scolaire, du développement professionnel des enseignants, des liens école-domicile ainsi que des pratiques pédagogiques au sein des institutions éducatives. |
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