Les analepses dans les récits de médiation géologique « sur le terrain » : un outil pour mobiliser la démarche historique ?
Nous souhaitons montrer dans cet article comment les analepses (procédés narratifs selon lesquels on remonte le temps) sont mises en œuvre par un médiateur-géologue « sur le terrain », face à un public non spécialiste. Nous nous intéressons pour cela au discours de l’un d’entre eux et plus particuli...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/rdst, |
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| Hoofdauteurs: | , |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
RDST
2019
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Nous souhaitons montrer dans cet article comment les analepses (procédés narratifs selon lesquels on remonte le temps) sont mises en œuvre par un médiateur-géologue « sur le terrain », face à un public non spécialiste. Nous nous intéressons pour cela au discours de l’un d’entre eux et plus particulièrement aux mises en récit qu’il convoque. Nous cherchons à repérer si celles-ci sont susceptibles d’engager un mode de problématisation propre à la géologie de terrain : la problématisation historique. À partir d’enregistrements, nous étudions comment le médiateur met en œuvre le récit et plus précisément comment il articule les analepses avec les problèmes historiques. Nos résultats montrent que le recours à l’analepse est souvent implicite et peu questionné. Les analepses assurent, grâce à des formes de « rétrodiction », l’exploration du passé dans sa dimension spatio-temporelle. Nous montrons que ces retours en arrière favorisent un voyage le long d’un récit « déjà-écrit » et non pas en élaboration. Notre étude met en outre en évidence les difficultés du médiateur à entrer dans une véritable recherche des conditions de possibilité des événements, lesquelles permettent de faire ressortir en quoi l’histoire géologique est contingente. |
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