Faire du conflit historique un sujet didactique à visée altéritaire en classe de français langue étrangère
L’histoire en langue étrangère est potentiellement une expérience riche en altérité dans la mesure où elle peut faire émerger des perspectives autres sur des événements historiques récités de manière à constituer une histoire partagée, collective. En tant que discours articulant présent et passé, le...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rdlc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Recherches en didactique des langues et des cultures
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’histoire en langue étrangère est potentiellement une expérience riche en altérité dans la mesure où elle peut faire émerger des perspectives autres sur des événements historiques récités de manière à constituer une histoire partagée, collective. En tant que discours articulant présent et passé, le discours historique pourrait-il faire la médiation entre des perspectives opposées ? En classe de FLE, dans un collège public grec, les élèves sont confrontés à un document historique qui dévoile une version inconnue du regard sur la Grèce du 19e siècle, celle du mishellénisme. Le document met en scène une étrangeté abaissante à leur égard, une étrangeté ébranlant leurs repères identitaires. Leurs réactions font preuve de diversité, quelques-unes relevant d’une disponibilité compréhensive, d’autres d’une négation, voire d’une protestation altéritaire. L’expérience de cette diversité d’interprétations nous fait penser que le traitement didactique d’un conflit historique peut susciter un dialogue altéritaire à travers une mise en question identitaire. Tout en impliquant de « s’expliquer » sur ses propres positionnements ainsi que d’« expliquer » ceux des autres, voire relever des défis compréhensifs, le conflit inscrit l’enseignement de langues et de cultures dans un paradigme phénoménologique-herméneutique où le travail de mé/in/compréhension devient prioritaire. |
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