Pluraliser la mobilité étudiante : enjeux, conception et interprétation d’un dispositif hybride de formation linguistique et interculturelle dans une université française
Cet article part du constat que la notion de mobilité présente un intérêt heuristique pour la didactique des langues. A travers elle, les notions de statuts des étudiants, de rencontre, de distance et de proximité sont repensées au moment où se développent au sein de l’Université française de nouvea...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rdlc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | docto |
| Udgivet: |
Recherches en didactique des langues et des cultures
2024
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article part du constat que la notion de mobilité présente un intérêt heuristique pour la didactique des langues. A travers elle, les notions de statuts des étudiants, de rencontre, de distance et de proximité sont repensées au moment où se développent au sein de l’Université française de nouveaux formats de cours liés à « l’internationalisation à domicile » et aux formes de mobilité « sans bouger ». Il s’agira d’interroger une expérience menée avec des étudiants locaux et des étudiants internationaux en mobilité d’échange d’une université française à travers la mise en place d’un dispositif hybride de formation linguistique et interculturelle. Ce dispositif a été conçu pour pluraliser la mobilité - c'est-à-dire en diversifier les modalités et les formes - afin de faire bénéficier l’ensemble des étudiants, locaux et internationaux, de compétences liées à la mobilité par la mise en contact d’altérités linguistiques et culturelles. Cet article met en lumière les différents apports de ce dispositif permettant de rendre compte d’enjeux formatifs liés aux différentes formes de mobilités : mobilité géographique pour les internationaux, mobilité « sans bouger » que nous nommerons « symbolique » pour les étudiants locaux, avant de mettre en question les choix épistémologiques convoqués pour penser l’approche interculturelle et la relation altéritaire. Notre étude porte sur l'expérimentation du dispositif au cours du semestre 2 de l'année 2021-2022 dans une université française au sein des facultés de droit, d’économie et AES. Nous appuierons notre analyse sur des sondages quantitatifs et des entretiens semi-directifs menés auprès des étudiants sur cette période. |
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