The God of Small Things d’Arundhati Roy : entre saturation de couleurs et noir et blanc

The God of Small Things est un roman saturé de couleurs dès ses premières lignes. Dans ce parcours bigarré, nous analyserons plus particulièrement deux couples de couleurs signifiants qui confèrent une qualité éminemment visuelle au roman : rouge/vert (correspondant au couple gémellaire de Rahel et...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
第一著者: Sacksick, Elsa
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Polysèmes 2016
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:The God of Small Things est un roman saturé de couleurs dès ses premières lignes. Dans ce parcours bigarré, nous analyserons plus particulièrement deux couples de couleurs signifiants qui confèrent une qualité éminemment visuelle au roman : rouge/vert (correspondant au couple gémellaire de Rahel et Estha) et noir/blanc (renvoyant au couple transgressif de l’intouchable et de la touchable). L’analyse révèlera comment le roman remet en question le pouvoir éloquent de la couleur en opposition au noir et blanc qui finit par en dire plus sur le drame caché et retenu au cœur du récit. Le noir et le blanc fonctionnent en effet comme des couleurs « stylistiques » qui signalent le travail du vide dans le texte. Ils sont opératoires du point de vue de la typographie saturée de blanc sur la page, mais aussi du point de vue de la narration et de la syntaxe ponctuées de trous noirs avec les ellipses temporelles et verbales. Ils donnent ainsi véritablement à voir l’écriture et installent stylistiquement une esthétique du secret. L’oscillation entre saturation de couleurs et austérité du noir et blanc révèle une tension permanente entre voir et dire, ou plutôt entre ce qui se voit et ce qui ne se dit pas.